Cette journée d’étude se veut être un moment d’échanges qui fédère des jeunes docteur·e·s, doctorant·e·s et mastérant·e·s en sciences sociales dont les travaux portent sur la gouvernance de l’environnement dans les territoires de l’Union européenne, que ces derniers soient urbains, ruraux ou encore marins et littoraux.
L’Union européenne devient, à partir des années 1970, un acteur majeur de la gouvernance de l’environnement, dans un double contexte d’écologisation des politiques territoriales (Deverre & de Sainte Marie, 2008 ; Bouleau, 2017) et d’européanisation (Radaelli, 2003 ; Pasquier & Weisbein, 2004) des politiques environnementales (Börzel, 2007). Selon l’Agence européenne de l’environnement, 85% des textes nationaux dans le domaine de l’environnement ont pour origine les directives ou les règlements européens (Lascoumes, 2008 ; 2018). Plus encore, la politique environnementale européenne dépasse le cadre réglementaire et contourne parfois même l’élémentaire principe de subsidiarité en prenant la forme d’un ensemble d’instruments de gouvernement – règlementations, mais aussi incitations financières, définition d’objectifs environnementaux, promotion de « bonnes pratiques », etc. – déployés à l’échelle territoriale. Dans le même temps, les acteurs locaux composent avec cette politique environnementale européenne, désormais omniprésente, en fonction des enjeux qu’ils identifient au sein de leur territoire et des marges de manoeuvre dont ils disposent. Comment, dès lors, (re)penser la gouvernance européenne de l’environnement au prisme des territoires? Cette journée d’étude vise à explorer d’une part la manière dont l’Union européenne met les territoires au coeur de ses politiques et de ses instruments pour faire face aux enjeux environnementaux à l’échelle communautaire, et d’autre part la manière dont les territoires des États membres s’emparent de ces politiques et instruments européens pour la gestion de socio-écosystèmes spécifiques.
La journée d’étude a pour double ambition : 1) de promouvoir les travaux de jeunes chercheur·e·s développant une approche territoriale de la gouvernance européenne de l’environnement ; 2) d’encourager les échanges des jeunes chercheur·e·s avec les acteurs des politiques publiques européennes à l’occasion de tables rondes.
J’ai participé avec la communication suivante : La “Capitale verte européenne” comme instrument de politique environnementale européenne : le cas de Valence (Espagne)
Le programme de la journée est à LIRE ICI